vendredi 30 septembre 2022

De la tradition et de la modernité

 Toujours très grand beau temps, même si le vent est plutôt frais ce matin. La chaleur ne tardera pas. Nous partons très vite dans la campagne, Guillaume notre apiculteur a rendez-vous avec Cléo lui aussi apiculteur, mais avec des techniques très traditionnelles. Il faut d’abord aller à la rencontre des ruches rangées au milieu des bananiers. Il en a 400 disséminées dans plusieurs lieux et pas toutes en activité. Il y a trois récoltes par an qui fournissent 5 à 7 kg… Malgré la difficulté de la langue (il faut passer par un traducteur qui ne connaît pas forcément les termes techniques de l’apiculture) ils partagent leurs expériences et leur passion. Cléo le Rasta, un peu intimidé au début échange de plus en plus. Guillaume lui donne des outils, une protection, un livre et un pot de miel. Il aimerait beaucoup lui montrer comment créer ses propres reines car à présent Cléo perche ses ruches vides dans les arbres en espérant qu’un essaim vienne l’habiter. C’est un peu hasardeux. Il nous invite chez lui où nous goûtons son miel avant de repartir enchantés de cette belle rencontre. En rentrant nous nous arrêtons au marché. Tandis qu’Annabelle, Agnès et Blandine achètent des cotonnades et commande des confections guidées par Béatrice nous nous promenons. Peu d’artisanat local autre que des objets très utilitaires du quotidien. Peu ou pas de babioles chinoises non plus à vendre. C’est un lieu de vie très animé. On va déjeuner, puis on se repose un peu avant d’aller visiter l’hôpital en cours de construction et déjà partiellement ouvert. C’est assez grand (prévision de 50 lits). Les financements sont communaux et internationaux, c’est surtout un très gros effort pour la commune ! Le bâtiment de pédiatrie a été financé par World Vision, des toilettes extérieures par l’Union Européenne. Chacun des cahiers des charges avait des normes bien différentes et c’est visible. La pharmacie est encore peu remplie et le jeune médecin (il y en aura trois à terme) nommé par le ministère est bien content des deux valises de dons que nous lui faisons. Un ordinateur portable complète cette donation pour permettre d’informatiser un peu l’établissement. Il faudra revenir pour observer l’évolution de cette structure prometteuse pour la population. Béatrice et son mari nous ont invité pour la soirée, nouveau repas bien joyeux pris dans cette famille !


Nous partons dans la campagne

Il n’y a pas besoin de permis de construire, il suffit d’être propriétaire du terrain


Mur en briques crues


Les ruches de Cléo regroupées sur un site de production


Guillaume a passé sa protection qu’il laissera


Une piste d’envol des abeilles


Cléo découvre le miel français cristallisé qui le surprend beaucoup


Descente vers le lieu des ruches en attente d’essaim


Une ruche perchée, vide pour l’instant


Entre les arbres, plantation de pommes de terre


Bois rond et planches se transportent à vélo


L’entrée de la maison de Cléo


Dégustation de son miel


Il nous en offre une bouteille, beau cadeau !


Notre présence intrigue manifestement, il n’y a pas souvent de voitures dans ce hameau


Plus loin une maison avec la date du mariage des occupants


De retour vers le village, une vue sur les cultures


Le réparateur de motos. Que des chinoises !


Celle-ci est toute démontée, il lui faut un nouveau piston, pas facile ici d’en trouver


François remet des baguettes de soudure d’un donateur de Saint Clément


Il va en utiliser une pour réparer le 4x4 !


Annabelle parle technique et formation avec son collègue burundais


Une montagne de manioc attend l’expédition


Au royaume des couturiers et des couturières


Le guérisseur bonimenteur avec son mégaphone 


Un réparateur de téléphone tentant de détecter la panne


qu’il réparera ou pas, avec des outils très rudimentaires. 


Les marchands de cordes de sisal


Il y avait aussi un vannier


Nous voici au coin des marchands de tabac


Mais certains proposent de s’en rouler une sur place


Un étalage toléré (c’est interdit) de guérisseur local


Bien sûr des cannes à sucre en quantité


Une redoutable souricière


Un coin des potiers (j’en achète une pour presque rien)


L’incontournable coin des réparateurs de vélos


Un petit ananas avant de partir du marché ?


Béatrice et les dames avec leurs emplettes


Annabelle en pleine partie de Uno


Domitien et le médecin nous accueillent à l’entrée de l’hôpital


Les étagères de la pharmacie


L’accueil des patients aux « urgences »


La pièce destinée aux analyses

Vue sur le chantier : la maternité, la pédiatrie et l’accueil des patients


Découverte des contenus des dons, accueillis avec gratitude.


L’incontournable photo de groupe à la fin de la visite


et le don de l’ordinateur au médecin


On finit la journée chez Béatrice et son mari, quel bon repas encore !


Après chants et danse une dernière image pour se rappeler des participants








jeudi 29 septembre 2022

Journée coopératives agricoles

 Nous commençons la journée par un bon petit déj, il fait toujours beau, ça nous arrange mais les burundais aimeraient bien commencer la saison des pluies, cela devient nécessaire. A 8 h réunion entre l’ADCI (Association pour le développement de la commune d’Itaba) la Commune et nous. Tous les aspects de la coopération, des actions a été passé en revue avec des demandes d’actions diverses. Des besoins hors d’atteinte de nos possibilités. Il y a parfois des incompréhensions de part et d’autre et il faut recommencer patiemment d’un côté comme de l’autre pour que nos points de vue s’entendent. Il semble que notre mode de volonté de distribuer les dons en les ciblant davantage pose problème sur la comptabilité des deux entités et qu’un subtil enjeu de pouvoir nous échappe. En fait cela ne nous regarde pas ! Aujourd’hui c’est la remise aux paysans des engrais chimiques très largement subventionnés par le gouvernement. Ce sont des engrais complets, et comme dit Guillaume, comment savoir ce qu’il faut à la terre sans l’analyser… Nous partons sur la piste très chaotique vers le Centre semencier et cette première coopérative. Beaucoup de déforestation en cours, Agnès ne reconnaît plus l’environnement du bâtiment. On visite. Dans le hangar il reste encore 500 kg de semences de haricots à vendre, c’est fini pour le maïs. Sur le terrain de la coopérative des femmes préparent, dans des étuis en bananier une pépinière d’eucalyptus (plus de 5000 pieds) qui seront replantés dans le secteur. Plus loin c’est une nouvelle coopérative qui nous montre son champ d’ananas après un accueil chanté mémorable emmené par Cécile la pétillante présidente. Le système des coopératives est largement soutenu par l’état qui accorde des prêts aux projets. Les paysans y consacrent une journée par semaine et commencent à rembourser le prêt avant de se répartir les revenus. Et cela semble bien marcher !

Repas et on repart en visiter de nouvelles (dont une d’élevage de poulets) après avoir écouté leurs demandes. Impressionnant d’enthousiasme et de ténacité !

On finit la journée chez Théophraste qui nous a accompagné toute la journée. Sa famille est fort agréable, nous passons une très très bonne soirée.


L'hôtel avec ses hauts murs

Petit déjeuner haut en couleurs

L'immense salle de réception devenue salle de réunion

Thérèse est venue de Bujumbura pour diriger la réunion

La commune et ADCI sont représentés

et notre délégation à l'écoute

Photo de famille avant de repartir vers nos occupations

Départ sur la piste très difficile

De chaque côté de nombreux chantiers d'abattage et des brûlis

On récupère précieusement le bois

Ces brûlis sont très récents

Les vaches acquises par la coopérative du centre semencier

Discussion très technique

Le bâtiment du centre semencier

Le faîtage de la couverture n'est plus en état !

Le hangar paraît bien vide, mais le maïs vient d'être vendu

La semence de haricots

Dans le jardin proche, l'éclaircissage des carottes

Une équipe de préparatrice de pépinière

Les tubes sont en feuille de bananier

L'accueil de la coopérative des planteurs d'ananas

Beaucoup d'attention aux discussions

François explique nos actions

Cécile explique le fonctionnement de la coopérative qu'elle préside

Ils ont apportés des bancs pour leurs hôtes

Et partout des enfants nous entourent

A la fin on nous prépare des ananas mûrs que nous tenons à acheter

Première ruche, perchée dans un arbre

Ces dames ont tenu à poser avec leurs houes

Les vélos surchargé par les sacs d'engrais obtenus ce matin

Maison en construction dans un site exceptionnel

Tout près on fabrique des briques

Le malaxage de la terre

Le moulage et le séchage

Une des coopératrices devant un champ d'ananas terriblement pentu

Le paillage est remarquable

Cette fois c'est une coopérative d'élevage de poules

Les bâtiments tout neufs

Les poules viennent ... d'Ethiopie suite à un partenariat

Nous filons vers une nouvelle coopérative de bananes et ananas

Pendant les salutations, tout le monde est bien sérieux

Une des vaches de cette coopérative

Ici nous sommes aussi allés à la rencontre de paysans pauvres

Les bananes sont des bananes plantin, légume fort apprécié


La journée se termine. Dans le fond de la vallée, près du cours d'eau, de belles plantations.

Un champ communal de référence qui fournira aussi des ressources à la commune